Monette Vacquin, descendente de emigrantes russos em França ou emigrante de terceira geração.
Os avós russos: Peu de discours ont été adressés à mes grands-parents à leur arrivée en France, en provenance de Russie au tout début du XXème siècle. Cela n’aurait pas été nécessaire. Ils allaient de soi. Jeunes, pauvres comme Job, ayant laissé derrière eux la ville si riche de culture juive qu’était Vilna, ils trouvèrent refuge dans un deux-pièces insalubre à Pantin dans lequel ils élevèrent leurs trois enfants et qu’ils ne quittèrent qu’à leur mort.
O marido filho de italianos: La jeunesse de mon mari, Italien du Val d’Aoste, se déroula, dans la pauvreté, à Bezons. Il ne fut pas traité de sale juif mais de macaroni. Sa mère lui enseigna que «les autres n’avaient pas deux têtes» et que le seul moyen de se faire un avenir dans la vie était de «piquer les bonnes places à l’école aux Français».
Os portugueses: Les gardiens portugais de mon quartier, arrivés récemment, sont dans une position qui ressemble à celles que je viens d’évoquer. Ils vivent dans une loge minuscule. Ils y ont installé une mezzanine, afin de pouvoir installer aussi, dans cet espace microscopique, leurs deux enfants. Ils travaillent, envoient de l’argent au pays, et économisent afin de pouvoir construire un jour leur maison au Portugal et y passer leurs vieux jours. Je n’ai pas la moindre idée de leur pratique religieuse, je n’en entends jamais parler.
Os muçulmanos vítimas: . Je me désolidarisais de la gauche, ma famille de pensée, ( quel dépit amoureux! ) quand celle-ci égarée se mit à soutenir des ayatollahs comme émanation du Peuple iranien. Je fus carrément épouvantée, car j’en pressentais les effets, quand se répandirent les discours qui donnaient l’absolution à la délinquance au nom de conditions socio-économiques difficiles. Non pas à l’issue d’un procès, comme circonstances atténuantes, mais comme causalité pure et simple déchargeant les délinquants de la responsabilité de leurs actes. Tout cela n’allait pas tomber dans l’oreille de sourds. Un pas de plus allait se franchir dans la circulation des idées, cette matière si labile et si agissante: «Nos» pères avaient été d’odieux colonisateurs, avaient spolié votre pays, nous étions vos débiteurs, il n’y avait plus de problème politique de déracinement et d’intégration à résoudre, mais la culpabilité des oppresseurs à expier, à réparer. La haine des pères, comme souvent, allait prendre le pas sur les responsabilités à assumer, et à faire assumer. L’Occident donnait le modèle de la haine de l’Occident. Il n’allait pas être déçu.
Os dois terrorismos: Nous avons à résister à deux terrorismes: Celui, visible, qui vient de frapper. Et l’invisible et odieux terrorisme intellectuel, fléau pour la pensée, du politiquement correct. Et nous avons à armer, armer psychiquement, les générations quelques peu égarées qui s’annoncent par de justes paroles.